Le G20 et la stabilisation financière

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Le G20 et la stabilisation financière

Eléments de contexte

Le G20 est le groupe des 19 pays avec l’Union Européenne qui  représente les 2/3 de la population mondiale et plus de 90% du PIB global.

Il se décline aujourd’hui à trois niveaux :

  1. Les Chefs d’Etats,
  2. Le Groupe Finance (ministres des Finances et présidents des Banques Centrales),
  3. Le Groupe Social (ministres de l’emploi).

Cette organisation a pour objectif de favoriser la concertation entre les grands acteurs mondiaux, en vue de la régulation et de la stabilisation financière.

En 10 ans différentes crises se sont succédé :

  1. 1997 : crise asiatique,
  2. 1998 : défauts de la Russie,
  3. 2000 : « bulle internet »,
  4. 11 sept. 2001 : chute des bourses mondiales,
  5. 2001 / 2002 : Argentine et Brésil,
  6. 2007 : crise des « subprime » et contagion aux fonds et banques européennes,
  7. 2008 : Affaire Kerviel puis Fraude Madoff,
  8. 2010 : crise Grecque, doutes sur l’Euro.

A chaque fois, un effet systémique a été constaté, avec un transfert très rapide de perte de valeur à d’autres compartiments de marché.

Les membres du G20 ont décidé en 2008 d’intervenir plus directement sur la régulation et la surveillance du système bancaire ; les principales thématiques sont les suivantes :

  1. renforcer les grands acteurs financiers en imposant un accroissement de leurs ratios de fonds propres,
  2. mieux encadrer les places boursières et les produits financiers de type systémique,
  3. réguler les marchés dérivés,
  4. encadrer la rémunération des opérateurs,
  5. revoir le statut des agences de notation (agrément, transparence, méthodologies),
  6. contrôler les fonds spéculatifs (« hedge-funds »),
  7. créer un dispositif de surveillance des risques systémiques (alertes précoces),
  8. faciliter la coopération pour la supervision de groupes financiers transfrontaliers,
  9. impliquer le FMI, la Banque mondiale et le CBCB pour les arrangements internationaux en cas de défaut d’établissements bancaires présents dans plusieurs Etats,
  10. contraindre les territoires non coopératifs – TNC («paradis fiscaux») à lever le secret bancaire,
  11. s’assurer de l’application des normes LCB/FT (blanchiment et terrorisme)
  12. revoir les normes comptables jugées pro-cycliques…

Conclusion

Les décisions du G20 seront particulièrement contraignantes pour les acteurs financiers :

  • revue des processus,
  • automatisation des données de pilotage (collecte, calcul),
  • impacts sur les décisions d’activité et d’investissement.

Des challenges pour tous…

Auteur: Philippe MARTINET  Directeur Breteuil Finance

 

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