Blockchain : attention au démarrage !

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Blockchain : attention au démarrage !

Pas une semaine sans que la Blockchain ne s’invite dans les débats… Annoncée comme technologie révolutionnaire, susceptible de faire voler en éclat l’économie de confiance, elle a nourri, ses dernières années, les fantasmes les plus fous. Toutefois, la démocratisation annoncée ne s’est pas encore produite. Sortir la blockchain des laboratoires oui, mais à condition qu’elle s’appuie sur un projet d’entreprise concret !

 

Faire de la Blockchain, parce que c’est tendance

Traçabilité alimentaire, vérification de diplômes, transfert de fonds, gestion de titres de propriétés… Les cas d’usage relatifs à la technologie de la chaîne de blocs se multiplient. Pourtant, Gartner estime que « 90% des projets de blockchain d’entreprise engagés en 2015 échoueront dans les 18 à 24 mois ». Pour le cabinet, « elle fait même partie du haut de la courbe représentant les tendances futures surévaluées ». Raison principale de cet échec ? Des entreprises se lancent à corps perdu dans cette nouvelle technologie sans en avoir véritablement besoin. Gartner estime par ailleurs que cette technologie atteindra le plateau de productivité dans 5 à 10 ans.

Pour l’instant, la blockchain doit s’appuyer sur un projet concret mais surtout elle doit venir en complément des services déjà proposés par les entreprises. Selon Antoine Deblonde, Data Scientist et membre du club Blockchain NOVENCIA Group, « tant qu’on parle de données à faible volumétrie ou bien ne nécessitant pas d’être distribuées ou répliquées de façon décentralisée et sécurisée, la blockchain n’a pas de réel intérêt ». Les entreprises doivent d’abord expérimenter la blockchain sur des projets ciblés avec une première approche de ROI.

 

Négliger l’objectif de la technologie Blockchain

La blockchain se définit comme une technologie capable d’introduire une notion de confiance dans un environnement qui en est dépourvu. Son objectif est de fonctionner de façon totalement décentralisée, donc sans tiers certificateur de confiance. La blockchain c’est le « packaging » ou la « protocolisation » des technologies de la chaîne de confiance numérique.

Plébiscitée souvent pour tout autre chose, aujourd’hui, la technologie de la chaîne de blocs est, selon Ray Valdes, vice-président de la recherche Gartner, « incapable de satisfaire les exigences d’une plateforme de distribution mondiale susceptible d’encourager l’économie programmable ». Aux entreprises donc de ne pas se tromper d’objectif(s). C’est pourquoi chaque organisation doit connaître intimement son environnement : les technologies disponibles, les concurrents, les alliances possibles, les start-up innovantes, (…) afin d’être capable de cerner d’où l’innovation pourrait venir.

 

Confondre la blockchain avec une solution Métier complète

Comme toute nouvelle technologie, elle est loin d’être mature et elle est loin d’être prête pour une utilisation généralisée. Parmi les freins à la généralisation : une puissance de calcul encore limitée des ordinateurs et le manque de standardisation. « D’autant qu’à performances égales, la blockchain nécessite plus de ressources que des systèmes de bases de données classiques » précise Antoine Deblonde. Pour être efficace, une blockchain doit venir en complément d’autres technologies. Mais en aucun cas, elle ne doit être envisagée comme une solution Métier complète et applicable facilement.

Aujourd’hui, selon Gartner, « Lorsqu’ils envisagent un projet blockchain ambitieux et étendu, les DSI doivent prévoir de limiter la part de la blockchain à moins de 5% de l’ensemble des efforts de développement du projet. ».

 

Considérer la blockchain comme peu coûteuse

Croire qu’une plateforme blockchain est moins onéreuse que les plateformes actuelles serait une erreur. Selon Gartner, « les technologies blockchain s’accompagneront d’un coût élevé, qui sera d’autant plus important si les anciens systèmes ne sont pas mis de côté (…). Les systèmes multipartites exigent de nouvelles approches en termes de gouvernance, de sécurité et d’économie, qui soulèvent des questions d’ordre technique, mais aussi politique, sociétal et organisationnel ». Enfin, se contenter de la blockchain ne suffira pas pour être considéré comme un acteur de la nouvelle économie numérique décentralisée. Les entreprises doivent garder en tête d’une part, les limites de la technologie et d’autre part, la création de valeur.

 

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