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Parlons fast fashion : quels sont les impacts et comment agir !

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Parlons fast fashion : quels sont les impacts et comment agir !

Est-ce normal de s’être habitué à acheter un tee-shirt pour le prix d’un café ?

Dans les années 50, on dépensait 10% de notre salaire dans les vêtements, aujourd’hui ce nombre est passé à 3%. Ce phénomène est dû à la fast fashion. Autrefois valorisée car elle proposait un grand nombre d’emplois. Aujourd’hui encore, une personne sur six travaille dans l’industrie textile.

Mais la fast fashion qu’est-ce que c’est ?

La fast fashion se traduisant par “mode éphémère” est une partie de l’industrie textile se définissant par un changement fréquent des collections pour un prix accessible et une mauvaise qualité.

Aujourd’hui, on vous présente 3 types d’impacts de la fast fashion : sur la planète, sur la population et sur la santé.

L’impact sur la planète

150 milliards de nouveaux vêtements sont produits chaque année. Selon Greenpeace la quantité de vêtements que l’on possède a augmenté de 60% entre 2000 et 2014.

L’ampleur de la fast fashion a de nombreuses conséquences de par les différentes matières premières polluantes. En effet, la production d’un kg de coton, nécessite 5253 litres d’eau.

La fin de vie de nos vêtements est également responsable d’une grande pollution. En effet, 80% des vêtements que les européens ne veulent plus sont jetés et finissent par être incinérés ou enfouis.

L’impact sur la population

Puisque le prix d’un tee-shirt à 5 euros ne rembourse certainement pas la matière première, la main d’œuvre, le transport, la marge de la marque ou encore le packaging.

Qui paye alors ce tee-shirt ?

Et bien c’est la main d’œuvre. Prenons l’exemple de l’Angleterre, le salaire minimum est de 8,91 livres de l’heure. Certains couturiers de la fast fashion sont payés 3 livres de l’heure, une rémunération infime des couturiers s’exécutant à la tâche. Ce phénomène est encore plus marqué dans les pays du tiers-monde.

L’impact sur la santé

Les vêtements sont fabriqués à partir de produits, fibres parfois très nocives pour la santé.

La viscose par exemple est une fibre artificielle obtenue à l’aide de matières végétales qui est ensuite transformée avec des produits chimiques. Dans ces produits, on retrouve le CS2, un produit avec lequel il est très dangereux de rentrer en contact (pouvant causer fertilité, maladies de peau/yeux).

Un conglomérat indien Birla s’est vu créer un hôpital à côté de ses usines car ses salariés souffraient très régulièrement de maladies liées à l’émanation du bisulfure de carbone. Cela nous laisse réfléchir sur les dangers des produits utilisés à la conception des vêtements.

L’addiction à la fast fashion

Le schéma d’addiction à la fast fashion est très simple. Les compagnies renouvellent leurs collections environ toutes les deux semaines. Ainsi, lorsque le client rentre dans un nouveau magasin, il découvre sans cesse de nouveaux articles. Le client achète la nouveauté sur un coup d’impulsion car le prix du vêtement est abordable, tendance et nouveau. Cela procure au client du plaisir dû à la production de dopamine dans le cerveau. L’achat étant réalisé sur un coup de tête, le client s’en lasse très vite.

Détruisons notre relation addictive aux enseignes de fast fashion !

Se mettre à la slow fashion

Il y a différentes manières de passer à la slow fashion. On peut donner ses vêtements, les vendre, les échanger ou encore réaliser des DIY.

De nombreuses plateformes existent pour encourager et rendre possible la slow fashion telles que Geev, Vinted, Reset ou encore Vestiaire collective.

Acheter de nouvelles pièces n’est pas à diaboliser, mais acheter avec sa tête plutôt que son cœur est à préconiser. Il vaut mieux privilégier des articles en coton organique plutôt que le nylon, le polyester ou encore que le coton classique.

Le marché de la seconde main a permis d’éviter 7 millions de tonnes de CO2 en 2015, l’équivalent des émissions totales émises par l’Islande en deux ans.

Proche du 21 rue de la banque se trouve de nombreuses enseignes pour acheter en seconde main ou bien des articles neufs respectant l’environnement, la main d’œuvre et la santé de chacun.

Seconde main :

Magasins éthiques :

  • VEJA (15 rue de Poitou 75003) -> impact positif à chaque étape de sa chaîne de production (ex : matériaux naturels)
  • Faguo (40 Boulevard Haussmann 75009)
  • Zen Ethic (52 Rue des Francs Bourgeois 75003)

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