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« L’important ce n’est pas ce qu’il va nous arriver, mais plutôt notre capacité à réagir »

S’ouvrir et aller vers les autres, faire preuve d’autonomie mais aussi de bonhomie… Selon Jean-Sébastien Bret, consultant senior, la prise de quartier pour un consultant est, avant tout, une aventure humaine. Oublié donc le « discours de la méthode » car l’intégration à une nouvelle équipe n’est pas corrélée à un individu mais plutôt à « un contexte ». Entretien.

 

Dans une prise de poste, chez un nouveau client tout se joue dans les 100 premiers jours. Il y a-t-il une préparation particulière pour aborder cette période ?

Afin d’aborder une nouvelle mission dans les meilleures conditions, j’attache une grande importance à bien terminer la précédente. Dans la mesure du possible, je m’assure de finaliser tous les sujets en cours ou bien de faire un passage de relais efficace. Ainsi, je suis sûr d’être concentré à 100% sur la nouvelle mission.

Cependant, je ne pense pas qu’il y ait une préparation particulière pour cette période. En effet, beaucoup de paramètres ne dépendent pas de nous mais du contexte de la mission. Arrive-t-on dans une période creuse ou en plein rush ? Le projet se porte-t-il bien ? A-t-on identifié des problèmes récurrents en production ? Des plaintes utilisateurs ? Quelle est la maturité de l’équipe par rapport aux méthodes agiles ?

Néanmoins, l’important ce n’est pas ce qu’il va nous arriver. Mais plutôt notre capacité à réagir, à nous adapter et à aller de l’avant. Ce sont sur ces critères précis que nous serons jugés. Je crois qu’avoir un état d’esprit constructif et participatif est la clé de voûte d’une période réussie.

 

Qu’est ce qui rassure dès le premier jour ?

Ce qui rassure ?  C’est comme une rentrée des classes, de trouver un « copain » ou une « copine » avec qui le contact passe tout de suite.  On ne peut pas avoir des affinités avec tout le monde, mais il est important de pouvoir identifier une personne avec qui on peut échanger, parler d’autre chose que du boulot durant les pauses café par exemple. Et si tout se passe bien, c’est cette personne qui va permettre de faire le lien avec l’équipe en place et faciliter l’intégration.

 

Et à l’inverse ?

De ne trouver personne sur qui s’appuyer pour s’intégrer et de n’avoir que peu d’affinités avec ses nouveaux collègues. Dans cette situation, l’intégration est plus difficile et va requérir beaucoup plus d’efforts car il va falloir s’ouvrir et aller spontanément vers les autres.

Ce genre de situation survient généralement lorsqu’on arrive dans un groupe de personnes qui travaillent ensemble mais qui n’ont pas d’esprit d’équipe. Et c’est au consultant, d’insuffler une manière différente de travailler afin que chacun se sente bien.

 

Quels objectifs doit-on se fixer ?

Cent jours peuvent parfois être assez courts pour maîtriser totalement le cadre d’une application. Autant du point de vue métier que technique.

C’est pourquoi, j’estime qu’il faut très vite gagner en autonomie, et être, de ce fait, moins dépendant du savoir d’autrui pour avancer et réaliser ses tâches.

 

L’intégration aux nouvelles équipes est-elle un point délicat ?

Sans une bonne intégration, je ne pense pas qu’on puisse réussir sa mission. C’est donc un point crucial. Toutefois, l’intégration aux équipes dépend énormément du caractère de chacun. Pour ma part, j’ai tendance à me considérer comme une sorte de pâte à modeler.

Dans les premiers temps, surtout au cours des deux premières semaines, je suis plutôt dans l’écoute et l’observation afin de comprendre les interactions. Dans le même temps, je n’hésite pas à proposer de déjeuner avec chaque membre de l’équipe. La pause de midi est importante, c’est l’occasion de parler d’autres choses que de son travail et de trouver des affinités comme des passions communes ou encore les activités de nos enfants. Déjeuner avec ses co-équipiers deux fois par semaine est, selon moi, le bon rythme. Et puis, il ne faut pas hésiter à aller un boire un verre le soir quand l’occasion se présente, c’est vraiment un moment privilégié.

A contrario, il m’est déjà arrivé de travailler au sein d’équipes peu accueillantes. Dans ce cas, on doit être force de proposition pour multiplier les moments de convivialité. Au pire, on essuie un refus, un pourquoi pas ou un « allons-y ». Mais surtout, en cas de refus, il ne faut jamais rien y voir de personnel.

 

Au bout de quel laps de temps a-t-on l’assurance que la mission correspond à nos attentes ?

Il n’existe pas de mission parfaite. On choisit une mission sur des critères métiers ou un cadre technologique qui nous intéressent. Ensuite, c’est notre capacité à faire évoluer et/ou faire changer les choses qui compte.

 

Comment Novencia vous accompagne dans cette période ?

Il n’y pas d’accompagnement spécifique à ma connaissance. Mais le consultant n’est jamais seul. Il peut s’appuyer sur son ou sa commercial(e) et les autres consultants du groupe pour l’aider. Il ne faut pas avoir peur de demander. L’équipe est là pour cela.

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