Analyse de données : gouvernance, recrutement et réactivité, les 3 défis des entreprises françaises

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Analyse de données : gouvernance, recrutement et réactivité, les 3 défis des entreprises françaises

Connaissance client, optimisation opérationnelle, accélération de la prise de décision…Plus que jamais, gérer l’information s’impose comme un levier de performance dans de nombreuses entreprises françaises.

Aujourd’hui, les organisations les plus efficaces sont celles qui sont pilotées par la donnée et enrichies par les connaissances des directions métiers. Or, même si elles ont entamé leur transformation, les entreprises ont encore plusieurs challenges organisationnels et fonctionnels à relever.

Culture en silo de la donnée, carences de compétences, délai de développement trop long sont les principaux écueils aujourd’hui des directions Métiers. C’est que nous apprend le dernier rapport publié par IDC. 

« Entre 2018 et 2020, réalisée à l’échelle mondiale, les entreprises qui exploitent des grands volumes de données devraient générer 1 200 milliards de dollars de plus que les autres. »
(Étude du cabinet américain Forrester)

La donnée, le nerf de la guerre

Collecte, propriété, traitement, utilisation… manipuler et posséder des données reste la préoccupation principale des Métiers.
Quelle que soit la taille de l’entreprise, l’importance accordée à l’analyse et la valorisation des données grandit. Toutes les directions Métiers ont désormais conscience du rôle majeur joué par le Big Data et les modèles prédictifs.
Une tendance que confirme IDC puisque, plus de 80% des directions métiers se disent sensibles au sujet.

Quelles priorités pour les métiers ?

Une donnée de qualité

La course à la collecte des données est désormais le nerf de la guerre. Mais le défi pour les organisations c’est d’être en capacité de déployer une culture et des outils et process adéquats et efficaces pour en exploiter leur valeur.

Car actuellement, les organisations sont confrontées à une difficulté majeure : la qualité de la donnée. Mal préparée, incomplète, biaisée, voire erronée, elle ne représente plus du tout une source de valeur, c’est pourquoi améliorer la qualité des données arrive en tête des priorités pour 59% des métiers interrogés, selon IDC.

Préparer la donnée avant de la traiter est donc un pré-requis. Pour être analysées, les séries de données doivent être complètes, fiables et sans biais. C’est pourquoi le rapport préconise « de porter une attention toute particulière aux logiciels permettant d’automatiser ce processus ».

 

Une donnée fraîche

Quatre directions métiers sur 10 estiment que traiter en temps réel les données est la seconde priorité après la qualité. La capacité à analyser des « données fraîches » représentant une vraie valeur ajoutée dans le pilotage de leurs activités.

Corollaire d’une donnée de qualité et disponible en temps réel, la possibilité de disposer d’analyses personnalisées se hissent donc au troisième rang des priorités des répondants.

 

Réactivité + Autonomie = performance

Du fait que les métiers placent en tête de leurs priorités la réduction des délais pour mener à bien un projet et la possibilité de disposer d’analyses personnalisés, 33% des responsables métiers souhaitent davantage de réactivité dans leurs échanges avec les techniciens de la donnée.

Même si le taux d’adoption des analyses prédictives et donc des modèles prédictifs gagne 2 points en passant de 9% en 2019 à 11% début 2020, les entreprises ne sont pas encore dans des conditions optimales pour conduire une approche data-driven.

Les entreprises françaises doivent mettre en place une gouvernance des données

En effet, plus d’une entreprise étudiée sur 2 reste sans entité en charge de la gouvernance des données (52%). Et dans près de 6 cas sur 10, les métiers passent par le service informatique car elles n’ont pas mis en place de service dédié à l’analyse de données en tant que tel.

Seules 30% des directions métiers disposent de spécialistes de la donnée et parmi elles, seules 14% sont totalement autonomes et « embarquent directement au sein de leurs équipes des compétences informatiques et statistiques ».

Sans oublier que le manque de compétences techniques (data scientist, data analyst) ou d’encadrement (Chief Data officer, responsable BI) sont les principaux griefs des directions métiers. En effet, une faible minorité d’entreprises dispose actuellement de techniciens ou de postes d’encadrement. Comme le souligne IDC, « encore plus inquiétant encore, dans 45% des cas, on ne trouve aucun profil listé dans le graphique » ci-dessous.

Dans ce contexte, il est nécessaire que les entreprises françaises repensent leur organisation. Or, IDC constate que depuis la dernière étude menée en novembre 2018, « seule la présence d’un Chief Data Officer a significativement progressé, passant de 30% à 40% » soit une progression de 10 points.

Les attentes des métiers

Une stratégie claire

Près de 7 directions métiers sur 10 attendent des améliorations de la part de leur organisation en matière d’analyse des données, c’est pourquoi logiquement, repenser l’organisation arrive en top 1 des priorités. Ainsi, Plus d’une direction métiers sur 2 (54%) attend de son entreprise une refonte de l’organisation et des processus pour instaurer une gouvernance de la donnée.

48% des répondants attendent davantage de communication sur les projets menés à l’échelle de l’entreprise et 36% un plus fort engagement de la Direction générale pour instaurer une culture du partage de la donnée entre métiers.

Selon le rapport, « cela souligne la nécessité d’une implication croissante du top management pour donner une orientation en matière d’analyse des données et éviter une approche en silo, conduisant à des initiatives déconnectées d’un département à l’autre. »

 

Être sensibilisés et formés

La culture du partage de la donnée : c’est ce qui manque cruellement aux organisations. Une approche data-driven ne peut pas être imposée mais inculquée.

Comprendre les enjeux et les bénéfices de la valorisation de la donnée pour les organisations revient à s’acculturer à une nouvelle économie, qu’il faut apprendre à maîtriser pour faire partie du jeu. Seule condition pour passer à l’échelle.

Un tiers des directions métiers attend donc d’être sensibilisés et formés et attend le recrutement ou la formation de spécialiste de la donnée (32%).

Gagner en réactivité

La principale source d’insatisfaction des métiers pour 42% des directions est le délai pour développer des applications d’analyse de données. Face à des contraintes fortes de time-to-market, 41% des directions métiers se déclarent insatisfaites du temps nécessaire pour créer une application. Par effet induit, 26% des responsables métiers interrogés sont insatisfaits des coûts de développement.

Le degré d’insatisfaction constaté chez les métiers a augmenté par rapport à la précédente édition de l’étude menée en novembre 2018, s’agissant des délais pour disposer d’analyses personnalisées passant de 24% à 35% (+11 points), ou encore la capacité à disposer d’analyses avancées de 25% à 33% (+8 points).

Autres points de mécontentement, la faible part des projets qui deviennent opérationnels de 14% à 19% (+5 points) et la compréhension de leurs besoins par les équipes de spécialistes de 6% à 14% (+8 points).

Selon le rapport, « avec le besoin croissant des métiers de disposer d’analyses avancées pour anticiper les tendances à venir, les délais et les coûts des projets vont devenir des points capitaux.

Cela souligne l’importance pour les entreprises d’opter pour une plateforme de développement permettant aux spécialistes de la donnée de travailler étroitement avec les métiers pour bien s’aligner sur leurs besoins tout au long des projets et ainsi gagner en réactivité et efficacité. »

Méthodologie

Cette étude repose sur une enquête téléphonique menée par IDC France en décembre 2019 auprès de 162 directions métiers d’entreprises françaises du secteur privé, dont l’effectif est d’au moins 500 personnes. Les résultats ont été redressés conformément aux statistiques de l’Insee, en termes d’effectif salarié et de secteur d’activité.
Cette enquête a été complétée par des entretiens approfondis conduits par les analystes d’IDC avec deux entreprises utilisatrices de la plateforme de développement de modèles prédictifs de Dataiku.

Dominique Cozzi, Journaliste

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