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Prédire la consommation d’un bâtiment : un beau challenge !

Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie parmi tous les secteurs économiques, avec 150 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep), soit 43 % de l’énergie finale totale consommée en France. Devant les transports (32%), l’agriculture (31%) ou l’industrie (19%), le secteur du bâtiment a donc un rôle déterminant à jouer dans la transition énergétique.

 

On passe en moyenne 80% de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment ! Il est donc impératif d’en connaître les usages (pics de fréquentation, durée, services utilisées…), la qualité du bâti (isolation, inertie thermique, étanchéité…), comment sont choisis ses équipements (distribution, production d’énergie..) pour, in fine, piloter et améliorer l’efficacité énergétique positive.

Car, au delà de la recherche de solutions pour optimiser la consommation d’énergie, le bâtiment connecté répond à des enjeux environnementaux, économiques et sociétaux. En effet, le consommateur devient un acteur de la transition énergétique en révolutionnant ses usages notamment en luttant contre le gaspillage, et en participant à l’amélioration de la productivité globale.

Aujourd’hui, avec le développement du smart building, il est possible de gérer les réseaux de distribution mais aussi l’offre et la demande énergétique.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LOI n° 2015-992 du 17 août 2015) est une loi « d’action et de mobilisation » qui engage les citoyens, les entreprises et les collectivités… Son objectif : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030 et porter à 30% la part d’énergies renouvelables de la consommation totale d’énergie. La loi vise également à renforcer l’indépendance énergétique de la France tout en offrant à ses entreprises et citoyens l’accès à l’énergie à un coût compétitif.

Le bâtiment connecté c’est quoi ?

C’est un bâtiment intelligent qui collecte et communique, grâce à des capteurs, des données sur son utilisation et son usage. La modélisation de ces données a pour objectif, à terme, de créer de nouveaux services autour de la gestion de l’énergie évidemment (eau, chauffage, éclairage…). Mais aussi en termes de confort des habitants ou de sécurité.

Les spécialistes parlent eux de BIM pour Building Information Modeling. Les plans sont désormais en 3D.

Aujourd’hui, les bâtiments connectés se démocratisent grâce au déploiement de l’Internet des Objets, à la baisse du coût des capteurs et du stockage des données et un accès simplifié aux réseaux de connectivité. Le bâtiment connecté n’est que la première étape de la logique de décentralisation de l’énergie. S’en suivent les quartiers et les villes.

La commission européenne demande aux membres de l’UE de remplacer les anciens compteurs électriques par des compteurs communicants d’ici 2022. L’ancien mode de relevé de compteur par le biais d’un agent ne permet pas d’avoir une vision fine de la consommation individuelle d’un bâtiment. En récoltant une grande quantité de données, en les stockant à moindre coût, le secteur va pouvoir construire des modèles prédictifs grâce à une analyse fine des données et ainsi mieux analyser et prédire la consommation comme la demande d’énergie.

Ça fonctionne comment ?

Un bâtiment intelligent fonctionne selon le principe de smart grids des réseaux électriques « intelligents ». En cas de pics de consommation, ces réseaux, qui ont la capacité d’équilibrer l’offre et la demande énergétique, optimisent ainsi la production, la distribution et la consommation électrique d’un bâtiment évitant ainsi le gaspillage.

 

L’apport de la Data Science

Se servir du passé pour apprendre des patterns qui se répètent c’est tout l’intérêt du travail des Data Scientists. En modélisant tout ce qui touche au mode de consommation (utilisateurs par jour, fréquence, température extérieure, météo, nombre d’appareils et mode et type de chauffage, éclairage …), ils peuvent établir des modèles prédictifs.

Nos cas clients

L’analyse fine de la donnée ainsi que le traitement à grand échelle, a ouvert le champ des possibles. Désormais, une solution peut être déployée et déclinée en adéquation avec les besoins Métier. À la clé : des offres dédiées.

 

Optimiser les espaces de travail

Nos équipes accompagnent une start-up dont la solution digitalise l’ensemble des salles d’un bâtiment. Objectif : comprendre et optimiser les espaces de travail en fonction des usages et besoins.

La solution repose sur des objets connectés qui captent l’information, une plate-forme de données qui les stocke et les traite, et enfin des applications qui restituent ces données pour que le gestionnaire du bâtiment ait une vision globale de l’utilisation des espaces de travail pour les réaménager.

 

Compteur communiquant

Aujourd’hui, les grands industriels ont besoin d’analyser finement la donnée pour maîtriser au plus près leur consommation énergétique. Car, en cas pics de surconsommation, les producteurs et fournisseurs d’électricité peuvent leur infliger des pénalités. Ils ont donc tout intérêt à optimiser leur consommation et nos équipes sont là pour répondre au plus près de leurs besoins.

La Data Science permet de poser la bonne question aux données pour in fine, l’analyser et déclencher des actions. Et tout comme la donnée, l’information circule… Nos équipes ont été contactées par des industriels japonais pour les accompagner dans leur projet… Affaire à suivre !

 

Optimiser la vie d’un bâtiment

Apprendre des patterns pour prédire l’avenir. En croisant les données des usages (fréquentation, éclairage, présence) du bâti (humidité, circulation d’air…) des agendas de chaque services (occupation des salles de réunion, prévision d’activité…) il est désormais possible d’imaginer des offres de services dédiées.

C’est le cas d’un spécialiste de traitement de l’air et du froid industriel, dont nous récoltons et traitons la donnée. À la clé, un système automatisé qui réagit et s’adapte en temps réel à la vie d’un bâtiment. Avec pour prévision, une réduction de la consommation d’énergie de 10 à 15% !

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